Championnats d’Europe 2026 : mehdi filali tête de file des Bleus à Zadar
La Croatie accueille cette semaine une effervescence toute particulière dans le monde des arts martiaux. Le karaté français débarque à Zadar pour les Championnats d'Europe, avec dans ses rangs des compétiteurs au palmarès déjà impressionnant. Parmi eux, un nom se détache nettement : Mehdi Filali. Ce poids lourd, déjà sacré à l'échelle continentale et mondiale, cristallise beaucoup d'espoirs. Mais toute la délégation tricolore nourrit des ambitions claires, que ce soit en kumite, kata ou para-karaté.
Un champion en quête de confirmation
Mehdi Filali repart sous les projecteurs, cette fois en tant que véritable locomotive pour ses coéquipiers. Son dernier titre européen chez les plus de 84 kg, décroché l'an passé à Guadalajara, s'est doublé depuis d'un sacre mondial. Il incarne donc la meilleure chance française pour une nouvelle médaille d'or dans la catégorie reine. Son style efficace, combinant puissance et technicité, fascine autant qu'il impressionne ses adversaires.
Avec lui, la sélection masculine doit composer sans Steven Da Costa. Ce triple champion du monde et champion olympique, habituellement incontournable, est absent - une première depuis plus d'une décennie. Son retrait bouleverse naturellement la dynamique interne, mais offre aussi une opportunité à d'autres de faire parler leur talent.
«L'absence d'un leader historique peut renforcer la cohésion d'un groupe, s'il sait trouver de nouvelles ressources.»
Des objectifs collectifs élevés
L'équipe de France ne s'intéresse pas uniquement aux podiums individuels. Elle vise aussi des résultats de haut niveau dans les épreuves par équipes, que ce soit chez les hommes ou les femmes. L'une des ambitions majeures est bien sûr de qualifier le plus grand nombre d'équipes pour les futurs Championnats du monde. À ce stade, seule l'équipe masculine de kumite est déjà assurée d'y participer.
Le programme répartit les épreuves sur plusieurs jours : deux journées consacrées aux éliminatoires et repêchages individuels, puis place au combat par équipes, avant de conclure sur les finales. Ce format exige de chaque athlète une préparation physique, mais surtout mentale, irréprochable.
Lors de la dernière édition, les représentants français étaient rentrés avec un total de dix médailles, dont deux titres majeurs - un en moins de 67 kg et un en plus de 84 kg. Une performance qu'ils espèrent rééditer, malgré des circonstances différentes cette année.
Des engagés motivés dans toutes les catégories
La délégation française aligne aussi bien des spécialistes du kumite que des experts en kata. Côté masculin, au-delà de Filali, on retrouve des noms comme Amine Hellal (-60 kg), Younesse Salmi (-67 kg), Kilian Cizo (-75 kg) ou encore Dany Makamata (-84 kg). Plusieurs d'entre eux doubleront en compétition individuelle et par équipes, où le renouvellement des effectifs offre un vivier de talents. [ Voir ici aussi ]
Les féminines sont également attendues avec impatience : Tiphaine Bonnarde (-50 kg), Tylla Levacher (-55 kg), Laura Sivert (-61 kg), Alizée Agier (-68 kg) et Nancy Garcia (+68 kg) composent une escouade redoutable. Alizée Agier, en particulier, fait figure de pilier. Les compétitions par équipes pourront compter sur elle, tout comme sur Léa Avazeri, Thalya Sombe et Jennifer Zameto.
En kata, quelques individualités se détachent. Chez les hommes, Franck Ngoan s'élancera en solo, soutenu par une équipe formée de Lucas Hoffman, Tom Peltier et Mahel Stassiaux. Chez les femmes, Helvétia Taily portera les couleurs françaises, épaulée par Maï-Linh Bui, Marie Bui et Léa Séveran pour l'épreuve collective.
Une sélection inclusive avec le para-karaté
Particularité notable de la délégation tricolore : l'intégration d'athlètes en para-karaté. Alexandre Schoegel, Virginie Boyer, Jordan Fontenay, Charlène Odin et Nohan Dudon défendront leurs chances dans leurs catégories respectives. Le para-karaté, discipline désormais bien reconnue sur la scène internationale, offre à ces sportifs une visibilité croissante et véhicule de solides valeurs d'inclusion et de dépassement de soi.
Cette ouverture à tous les profils permet à la France de se distinguer dans la dimension humaine du sport de haut niveau. Un aspect que les organisateurs veulent mettre en avant lors de chaque édition.
Tableau récapitulatif des sélectionnés français
| Discipline | Catégorie | Noms des engagés |
|---|---|---|
| Kumite | Hommes Individuel | Amine Hellal (-60 kg), Younesse Salmi (-67 kg), Kilian Cizo (-75 kg), Dany Makamata (-84 kg), Mehdi Filali (+84 kg) |
| Femmes Individuel | Tiphaine Bonnarde (-50 kg), Tylla Levacher (-55 kg), Laura Sivert (-61 kg), Alizée Agier (-68 kg), Nancy Garcia (+68 kg) | |
| Kumite équipes | Hommes / Femmes | 8 hommes et 4 femmes dont Filali, Abdesselem, Agier, Avazeri, etc. |
| Kata | Hommes | Franck Ngoan (individuel), Lucas Hoffman, Tom Peltier, Mahel Stassiaux (équipe) |
| Femmes | Helvétia Taily (individuelle), Maï-Linh Bui, Marie Bui, Léa Séveran (équipe) | |
| Para-karaté | Mixte | Alexandre Schoegel, Virginie Boyer, Jordan Fontenay, Charlène Odin, Nohan Dudon |
Ambiance, enjeux et perspectives
La délégation tricolore se lance dans la compétition animée d'une motivation palpable. Les enjeux sont multiples : obtenir des médailles, bien sûr, mais aussi affirmer la vitalité de la relève hexagonale après des années dominées par quelques icônes. Sans oublier le plaisir simple de retrouver le tatami européen et d'en découdre face à l'élite continentale.
Ce que beaucoup guetteront, c'est la capacité de la France à maintenir son rang dans un contexte de transition, tout en donnant de la visibilité au para-karaté. De nouveaux visages pourraient émerger et s'inviter sur le devant de la scène, offrant aux spectateurs une palette de styles, d'engagements et de performances impressionnantes. La compétition promet donc son lot de surprises et de beaux moments, à la fois sur le plan sportif et humain.
Au-delà du palmarès, chaque édition reste un espace d'apprentissage pour les jeunes générations. Certains repartiront avec une médaille, d'autres avec l'envie de revenir encore plus forts - et c'est peut-être cette dynamique qui fait la richesse de ces championnats européens.
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